26 mai 2009
Hé bé !!
J'ai reçu cette pub :
Fetez les mamans : 300 moules a gagner
20 mai 2009
Nous y sommes
Nous
y sommes, par Fred Vargas.
mardi 11 novembre 2008
Nous y voilà, nous y sommes.
Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s’est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux.
D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, –attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille- récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés).
S’efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d’échappatoire, allons-y.
Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.
07/11/08 à 23h24
Fred Vargas
25 avril 2009
Je ne suis pas de bois
Afin que nul n'en ignore, ce blogue existe toujours !
Bonheur aux heureux abonnés du flux RSS, même si le quasi éponyme empire soviétique a depuis lurette disparu.
Mercredi dernier, j'ai transporté sur mon épaule gauche 2400 mètres de mélèze de Sibérie traité au sel de bore.
08 octobre 2008
Financement du RSA
Le Revenu de Solidarité Active, promouvu par Martin HIRSCH (l'ex patron d'EMMAÜS) va être en partie financé, en partie seulement, par une taxe sur les revenus du grand capital.
Sauf que cette taxe sera incluse dans le bouclier fiscal.
Pour les ignares, le bouclier fiscal est un dispositif ingénieux, qui protège, à l'instar de celui de Brennus, les plus favorisés, en limitant leur taxation (impôts directs) à 50% de leurs revenus.
Ce seront donc les moins riches qui paieront pour les plus pauvres.
Merci qui ?
04 octobre 2008
Nouvelles de Lewisville
On trouve beaucoup de lapins en liberté à Lewisville.
C'est normal d'en faire une ville durable.
11 septembre 2008
Pudeur
Nous sommes (vous êtes) (ils ou elles sont) le 11 septembre.
Il ne s'est rien passé de notable, pas d'attentat, pas de meurtre d'enfant, pas de courgette dans notre jardin.
Les profs actionnent : ils s'insurgent contre la déliquescence organisée du service public de l'éducation.
Les maires des petites villes râlent contre la fermeture des casernes qu'on va transformer en logements pour étudiant-e-s (mais y-a-t-il des universités dans les villes moyennes ?).
Les français se désolent de la retraite de Jean-Marie en 2010. Pour lui, on aurait du imposer la retraite à 60 ans.
Les socialistes ont du mal à trouver un premier secrétaire aussi falot que François, dont les accents mitterandiens du dernier discours à La Rochelle n'ont échappé à personne ; même qu'on se prendrait à rêver de son retour en 2012.
Mais la maison avance.
26 août 2008
Pub
Je vous recommande ce nouveau site.
05 août 2008
ALERTE CANICULE
ATTENTION A LA CANICULE !
Si vous avez décidé d'oublier vos enfants dans la voiture en plein soleil, pensez à laisser aussi les grands parents pour qu'il les surveillent.
22 juillet 2008
Erreur
1 voix de majorité ?
Je crois qu'il faut revoter.
12 juin 2008
Une partie du mystère est levée
Tous et toutes, nous sommes confrontés, un jour ou l'autre, à un phénomène étrange et bizarre : malgré tout le soin et l'attention, que nous portons, hommes ou femmes, au rangement maniaque ou obséquieux des chaussettes ou des socquettes de la famille ou de la maisonnée, il arrive parfois ou souvent que certaines d'entre elles se retrouvent orphelines ou célibataires.
Grâce à des années d'étude et d'observation attentive et minutieuse, ma charmante compagne a identifié à la fois une source et une cause, voire des coupables, pour ces évasions honteuses ou malheureuses. Il est vrai que ranger le produit d'une lessive ou d'un changement de placard ou de corbeille et s'apercevoir du manque d'une sœur ou d'une camarade chaussette est désagréable et horripilant parfois.
Or donc, en retournant une couette fraîchement lavée, quelle ne fut pas notre surprise, puis notre joie, de voir apparaître une chaussette orpheline, puis une autre.
Je vous invite donc à vérifier l'ensemble de vos couettes, peut-être même de vos taies d'oreiller, qui, à mon sens, présentent le même caractère kleptomaniaque. Vous y retrouverez probablement quelques égarées.