Les colères de Lewis

Colères et autres coups de coeur

11 novembre 2009

Un prénom doux comme une rose

Le 12 décembre 1999, dix ans déjà, Erika devenait célèbre. Agée de 24 ans, la coque rouillée finissait par sombrer biens et corps au large de la Bretagne, prèsd Penmarch (où je suis allé assister à un festnoz endiablé, un 15 août couvert d'un pull élégant et d'un parapluie avenant). Elle ne contenait heureusement que 24 000 litres de fioul (non taxé carbone à l'époque). Elle a souillé 400 km de côtes rocheuses. Son affrêteur, TOTAL, vient d'être condamné à une amende de 375 000 €.
Cela fait moins de 1000 euro par kilomètre.

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05 octobre 2009

France Inculte

Bonjour,

je suis un peu colère. Ma radio préférée, branchée dès le matin m'assèna des barbarismes crasses ce matin même. Je pense même qu'on peut podcaster l'émission pour une balladodiffusion (comme dit si joliment Philippe MEYER, ci-devant musicologue du dimanche après la messe sur la radio nationale).
Donc ce matin, Alain DUHAMEL nous assène un curieux ANKYLOSEMENT qui me fait hausser le sourcil.
Un peu plus tard, une correspondante (en Ethiopie probablement) qualifie les trous de la sécu locale d'ABYSSINAUX. Feue la reine de Saba a du se retourner dans sa tombe.

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04 octobre 2009

Week end en Espagne

Allez donc faire un tour ici :

fraises et tomates.

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23 septembre 2009

L'ami de la voiture

J'ai lu aujourd'hui deux billets différents mais complémentaires. L'un parlait de voiture et des moyens étranges de promotion de celle-ci. Il était question de bébés vendeurs. J'en reparlerai.
L'autre parlait d'amitié, d'amour et de tous ces trucs de filles. Perdre deux amis chers, c'est cher. L'auteure de ce billet est-elle bien certaine d'avoir bien cherché partout : dans les placards (celui du fond), dans une vieille boîte à chaussures (j'ai personnellement retrouvé dimanche dernier une photo de ma grand-mère que je croyais à jamais perdue ; une photo qu'elle n'aimait pas), dans la couette pas repassée que tu as rangée dans la chambre du dernière (je te rappelle qu'au fond des housses de couettes on trouve parfois des chaussettes orphelines), dans le fond de ta carte SIM (paix à son âme), au détour d'une pensée ? Penser à elle, est-ce encore de l'amitié ?
Et l'amour que je partage avec l'Ange n'a rien à voir là-dedans, même si je l'avoue, il prend du temps. Mais le temps n'est rien en comparaison de l'amitié. Dans la même boîte à chaussures, le même dimanche dernier, j'ai aussi retrouvé des photos du temps des études. Les amis qui y sont immortalisés sont immortels, même si d'aucuns sont absents. J'ai l'intime conviction qu'une rencontre fortuite ferait revivre tout le passé partagé.
Nos portes sont ouvertes, nos cloches un peu discrètes ne permettent pas toujours d'entendre ceux qui y clochent. Il faut faire le tour, il n'y a pas de clôture (je recommande le sens horaire, plus rationnel).   Peut-être me verras-tu, fumant, téléramant ou arrachant un brin d'herbe, ou parlant à une fleur qui me fait penser à toi.

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12 septembre 2009

Bilan provisoire

23 morts chez France Telecom.
La grippe A est finalement bien moins dangereuse que le téléphone.

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26 mai 2009

Hé bé !!

J'ai reçu cette pub :

Fetez les mamans : 300 moules a gagner

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20 mai 2009

Nous y sommes

Nous y sommes, par Fred Vargas.
mardi 11 novembre 2008

Nous y voilà, nous y sommes.

Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes.

Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance.

Nous avons chanté, dansé.

Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine.

Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.

On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.

Franchement on s’est marrés.

Franchement on a bien profité.

Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.

Certes.

Mais nous y sommes.

A la Troisième Révolution.

Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie.

« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.

Oui.

On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.

C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.

La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.

De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.

Son ultimatum est clair et sans pitié :

Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).

Sauvez-moi, ou crevez avec moi.

Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux.

D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance.

Peine perdue.

Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.

Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, –attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille- récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés).

S’efforcer. Réfléchir, même.

Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.

Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.

Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.

Pas d’échappatoire, allons-y.

Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.

Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible.

A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être.

A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.

A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

07/11/08 à 23h24

Fred Vargas

Posté par lewis_carroll à 17:53 - Edile - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 avril 2009

Je ne suis pas de bois

Afin que nul n'en ignore, ce blogue existe toujours !
Bonheur aux heureux abonnés du flux RSS, même si le quasi éponyme empire soviétique a depuis lurette disparu.
Mercredi dernier, j'ai transporté sur mon épaule gauche 2400 mètres de mélèze de Sibérie traité au sel de bore.

Posté par lewis_carroll à 19:53 - petits riens ? - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 octobre 2008

Financement du RSA

Le Revenu de Solidarité Active, promouvu par Martin HIRSCH (l'ex patron d'EMMAÜS) va être en partie financé, en partie seulement, par une taxe sur les revenus du grand capital.
Sauf que cette taxe sera incluse dans le bouclier fiscal.
Pour les ignares, le bouclier fiscal est un dispositif ingénieux, qui protège, à l'instar de celui de Brennus, les plus favorisés, en limitant leur taxation (impôts directs) à 50% de leurs revenus.
Ce seront donc les moins riches qui paieront pour les plus pauvres.
Merci qui ?

Posté par lewis_carroll à 15:44 - colères - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 octobre 2008

Nouvelles de Lewisville

On trouve beaucoup de lapins en liberté à Lewisville.
C'est normal d'en faire une ville durable.

DSCN2758

Posté par lewis_carroll à 16:21 - Edile - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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