Les colères de Lewis

Colères et autres coups de coeur

20 novembre 2007

Samedi soir sur la terre

Il a des soirs où tout va.

Nous partîmes donc samedi vers 18 heures, rejoindre la foule des affamés de consommation prénoélienne dans un centre commercial excentré de banlieue.
Notre mission était double :
a) Madame devait trouver un cadeau d'anniversaire en forme de BD pour un collègue (*) de l'enfant premier.
b) Je devais remplir le caddie avec mission d'écouler deux bons d'achat. L'un de 50 cts pour 6 € d'achat de fromage et le second de 5 € pour 60 € d'achat.
Nous étions convenus de nous retrouver "par là" dans environ 42 minutes.
Je devais en outre acheter deux cafetières.
J'errais donc dans les rayons à la recherche des cafetières à piston. Un employé modèle, occupé à vendre des machines à laver m'indiqua le rayon, situé après les bougies parfumées, mais avant l'eau de javel.
A l'étal des fromages, mon choix s'arrêta sur un cantal entre-deux, un reblochon laitier.
And so on.
Arrivé à la caisse, je choisis un étudiant aux favoris prononcés mais souriant. Le téléphone sonne : Elle me demande à quelle caisse je suis. Caisse 18, dit l'accort étudiant après avoir appelé le chef. Et on dit que le sens du service se perd.
Il totalise. Nullement inquiet, car j'avais compté large, j'ouïs néanmoins : 60 euro et 6 centimes. Le caissier avenant trouve mon sourire idiot quand je lui tends fièrement mes bons d'achat.
Trente secondes après, Madame arrive.
Il y a des soirs où tout va.

Et ce soir-là, j'ai commencé Le Soleil des Scorta.

* Il faudrait faire un dictionnaire des synonymes de collègue, adapté aux différentes étapes de la vie et aux diverses situations que l'on rencontre dans la vie courante ou statique. Mais Myrtille gagnerait, alors...

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20 juillet 2006

Capitole, une, première

J'étais, nous étions au Capitole pour la finale. Serré comme des sardines. 4 par m². Une place de 4 000 m² environ, ce qui fait 16 000 spectateurs selon moi.
Deux mètres devant nous, vers la droite, un mec hilare que je n'avais pas vu depuis au moins 6 ans. Et que ma fille a eu du mal à reconnaître. Quelques mots échangés, à peine. Une envie de se revoir, sans avoir le temps de nous donner nos numéros...
A la mi-temps, nous avançames de quelques pas, espérant enfin être assis (j'avais pris un shot bleu peu salissant qui me permettait ce genre de fantaisie). Deux mètres devant nous une équipe de basketteurs que nous n'avions pas vus depuis deux ans. Ma fille a envie de se remettre à jouer.

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05 juin 2006

MST aux US

Il y a un peu plus d'un an, Ennairam et moi nous rencontrions un soir de février.

Nous parlâmes, entre autres, de nos enfants et découvrimes que ma plus agée était dans la MST que l'araignée avait suivi 30 ans plus tôt. Cette MST prépare aux métiers de l'écologie dans l'habitat.
Et qu'elle avait, comme ma deuxième, passé un an aux USA (au Texas ou en Arizona ou au Nouveau Mexique). Ces années sont organisées par le Rotary Club. Le Rotary est non seulement une association de têtes chenues et de poches bien remplies, mais aussi un repère de dangereux agitateurs, qui oeuvrent pour l'amitié réelle entre les jeunes de tous les pays, sans exclusive. Ils savent donner beaucoup de leur temps, et pas mal de leur argent, pour que des jeunes découvrent le monde.

- pas drôle ce LC !
- on n'a pas tous les jours le temps.

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18 mai 2006

Voyage spatio temporel

il était un dimanche...

qui avait commencé un samedi.

Premier monde : le travail. 17 heures.
Rencontre d'un personnage (c'en est un) qui a accompagné les changements imortants de ma vie professionnelle. Il a participé aux entretiens qui ont conduit à mon premier emploi. C'est lui que j'ai appelé bien des années plus tard quand j'ai voulu rejoindre la multinationale dans laquelle il m'avait précédé de deux ans. Je ne l'avais pas revu depuis 2001. Dans un hypermarché de la culture, nos regards se sont croisés, pleins d'amusement et d'une joie contenue. Nous ne nous serions probablement pas rencontrés si ma chauffeuse étourdie n'avait pas oublié de donner son obole à un bandit manchot manchot qui gardait jalousement la place de stationnement que je lui avais trouvée à proximité, et si après 100 mètres je n'avais pas pensé à courir vers le parcmètre (1).

Deuxième monde : le foot. 20 heures.
TFC - Sochaux : 2-1 pour les jaunes, rien à dire, sauf qu'il vaut mieux partir au stade avec une bouteille d'eau même sans son bouchon (les initiés comprendront, mais je doute qu'il y en ait beaucoup).

Troisième monde : la famille. 12 heures.
Plongée dans un monde perdu. Une famille heureuse, parlant des uns et des autres, des déménagements des neveux, des petites ou des grandes misères des proches. Un bain de fraîcheur et de spontanéïté.

Quatrième monde : Frivoli. 15 heures.
Pour l'anniversaire de Giovinetta, nous sommes arrivés les bras chargés de cadeaux et accueillis à bras ouverts par une maîtresse de céans ensommeillée, à peine rentrée d'une nuit d'amour effrénée avec Ségolène qui avait eu Philippe MEYER pour témoin. Mais c'est une autre histoire.

Cinquième monde : les enfants. 22 heures.
A 22 heures est arrivée ma fille, accompagnée de deux de ses amies pour passer trois jours de tourisme dans la ville rose, dont je vous conterai un de ces soirs les avantages. Pleines d'insouciance, les yeux éblouis par leurs voyages, des souvenirs à raconter sans cesse et des projets d'autres voyages à faire partager.

- pfff, même pas drôle.
- c'est beau comme du Paul Auster.


(1) la même chauffeuse qui a oublié de raconter dans sa dernière note que moi, le grand Lewis, j'avais trouvé le numéro de téléphone de l'aéroport de B. où les passeports de ses enfants ont bien failli finir dans la blanchesserie du coin. Numéro qu'il fallait chercher simplement dans le guide des horaires de la compagnie pour laquelle officiait l'officier distrait.

 

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08 mai 2006

Carnet

Paul AUSTER, comme moi, est fasciné par les coïncidences. Il a receuilli certaines d'entre elles dans un Carnet Rouge, publié chez Actes Sud, comme l'ensemble de son oeuvre traduite en français.
Donc, mon oeuvre n'étant pas encore traduite, je me contente de publier sur cet exellent blogue. A propos, DJ, peux-tu contacter tes voisins amerloques pour me trouver un éditeur bien placé pour me bombarder prix Pulitzer ? Et une traductrice, car mon attitrée est un peu trop british pour me propulser Pulitzer. Je pourrais demander à mes enfants qui ont séjourné outre-Atlantique, mais on m'accuserait de faire travailler des gosses. Je ne mange pas de ce pain-là.
Ce que j'aime chez Paul AUSTER, c'est que je ne comprends pas ses romans : La Trilogie NewYorkaise par exemple est un livre génial, mais je n'y comprends rien, même à la troisième lecture. (Que de paradoxes). C'est comme Umberto ECO, pareil, j'y pige rien. Mais c'est beau.

Donc, pour revenir à mes moutons (penser à faire le ménage), je reprends une vieille série : les coïncidences. Demain ; ce soir j'ai la flemme.
La flemme du lundi soir. Et faut que j'appelle ma belle. Demain, j'appellerai mes enfants. Pfff !

PS : STV, est-ce que les coucous étaient confinés en Suisse aussi, à cause de la grippe aviaire ?

Posté par lewis_carroll à 21:13 - carnet orange - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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