27 novembre 2007
Faits et délits, acte 4
Le jeune auteur talentueux ne savait pas qu’il allait modifier profondément le déroulement du procès.
- Racontez à la cour ce que vous avez vu le 26 octobre 2003 !
- J’étais en voyage semi-professionnel à Toulouse pour assister à une conférence organisée par les Pompiers du Grand Sud-Ouest, au cours de laquelle devait intervenir une de mes amies, Mademoiselle Airam.
- Pourquoi semi-professionnelle ?
- Parce que je suis Pompier semi-bénévole.
- Explicitez !
- Objection votre honneur rugit l’avocat d’Eugène, ceci n’a rien à voir avec les faits.
- Objection rejetée. Poursuivez, Monsieur Vergson !
- J’assure la sécurité dans une banlieue huppée de Saint-Cloud à temps partiel et semi-rémunéré. Le 23 octobre 2003, je vis vers 16 h 30, Eugène, que je connaissais de longue date depuis que je l’avais surpris alors qu’il faisait le zouave dans les bras alanguis de ma sœur. Il buvait un café avec la dénommée Airam, Enn, que je ne connaissais pas encore. Soudain, le ciel se voila. L’air se rafraîchit. Une goutte de pluie tomba. Une sirène hurla. Eugène prit peur. Il se leva. Il courut vers un abribus qui montrait la publicité Aubade n° 43 (leçon n°43 : le faire souffrir ingénument). Il urina. Il mouilla ses Paraboots. Il jura (putaing, quelle connerie la guerre !). Enn se redressa, affolée. Je la rassurai. Elle se rassit.
(à suivre)
16 octobre 2007
Faits et délits
- Faites entrer l’accusé !
Ma connaissance de la chose
judiciaire se résume à quelques passages devant
des JAF et une audience de la 4ème chambre correctionnelle. Tout ce
que je pourrai raconter ne sera donc qu’imagination. Toute ressemblance avec
des personnages vivants ou morts ne serait que pure coïncidence.
Entre dans le prétoire Eugène Mirepoix, entouré de deux gendarmes en uniforme bleu marine, coiffés de képis seyants. Mirepoix a l’œil grave. Il pense sans doute à la haine ringarde qu’il pourrait lire s’il les regardait, dans les yeux apeurés des familles des victimes présumées : une femme d’âge mûr, aux traits impavides et un homme svelte, d’une quarantaine d’années.
- Quels sont vos noms prénoms, âge
et qualité ?
- Mirepoix Eugène, 56 ans, musicien.
- Monsieur Mirepoix, voici la
lecture de l’acte d’accusation. Veuillez vous lever.
- Je suis déjà debout, Monsieur le
Juge.
- Taisez-vous, ou j’ajoute l’outrage
à magistrat.
On note ici une discret
changement de ton dans la narration : l’auteur passe du Mirepoix au « Eugène »,
comme s’il voulait faire passer un courant de sympathie entre le lecteur
attendri et l’individu.
(à suivre)
14 octobre 2007
Auto promotion
Bientôt sur votre écran : les dessous du procès de Eugène Mirepoix, feuilleton en dix épisodes et un envoi.
En voici un avant-goût :
10 novembre 2006
3. Vérifiez
9h48
- ah ! On peut aussi modifier l'heure à laquelle on poste ?
09 novembre 2006
2. Sans vérifier, quelle heure est-il ?
9h40
- putaing, je bosse tôt, ce matin.
08 novembre 2006
1. Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la ligne 4
Rréponse au questionnaire que m'a refilé STV.
Je ne suis pas sûr d'avoir adoré à l'époque
ce saucisson, presque rance, qu'on détachait
des solives du plafond.
Vous l'aurez voulu : la première qui trouve l'auteur gagne une nuit d'amour avec Sven Thomasson Vërgson
13 février 2006
Je vais construire une maison
C'est décidé, je vais construire une maison.
Une maison en bois au milieu des bois.
J'attends votre soutien,vos encouragements.
Liste de courses :
-
un terrain, exposé au sud, pour l'énergie solaire, à moins de 50
kilomètres de Toulouse, ou de Nice, et à un prix raisonnable. Putaing,
le prix des terrains ! Et à l'abri du vent d'ouest.
- un consultant,
- éventuellement un coacheteur pour le terrain,
- des voisins sympas,
- les enfants pour jouer dans le jardin,- un constructeur de maison en bois (je vois que vous suivez). Si YL lit ce message, qu'il m'appelle, putaing !
- des clients pour me payer la terrasse (STV tu es là ? Martin, tu me lis ? Giov ? Enn ? les autres ?)
- du courage.
- la piscine est presque gratos, parce qu'il faut un récepteur passif pour consommer l'excédent du chauffage solaire.Bref, j'y vais.
- de quoi pardonner ses absences ?
- pfff ! même pas.
20 novembre 2005
C'est long
Le résultat le plus étonnant que donne l'ordinateur de bord de ma nouvelle auto bleue ciel est le temps passé au volant. Je fais environ 800 kms en 15 heures et en 2 semaines. Je passe en moyenne 2 heures par jour dans cette putain d'auto.
05 octobre 2005
PD
Ma voiture bleue propose un lecteur CD, c'est une de ses fonctionnalités les plus agréables, plus une banquette arrière rabattable 2/3 - 1/3.
Une amie m'a obligeamment copié la quasi intégralité des réquisitoires de Pierre DESPROGES au Tribunal de Flagrants Délires, une des plus brillantes émissions de France Inter, qui a duré deux saisons de Septempre 80 à Juin 82.
Pour les ignares boutonneux je voudrais juste rappeler les premiers mots de ces fameux réquisitoires :
"Françaises, Français, Belges, Belges, Mon Président mon chien, Monsieur l'avocat le plus bas d'Inter, Mesdames et Messieurs les jurés, public chéri mon amour.
Bonjour ma colère, salut ma hargne, et mon courroux coucou !"
Il est encore vivant ici.
27 septembre 2005
Autonomie
Il y a longtemps que je n'ai pas fait part de mes découvertes des fonctions de ma nouvelle automobile.
Outre sa couleur bleue, elle possède un ordinateur de bord.
Je
me suis dit "chic, je vais pouvoir débloguer en conduisant", mais sans
boire, car comme je l'ai déjà expliqué, il ne faut pas boire en
conduisant, on a mauvaise haleine sur les photos des radars. Sauf que
cet ordinateur n'a qu'une seule et unique touche. Même que je crois que
ça doit en l'occurrence s'appeler un bouton.
Il indique entre autres
l'autonomie jusqu'à la panne des sens. Je me régale de faire durer le
plus longtemps possible, en ne m'arrêtant qu'au dernier moment.
- voilà une note intéressante.
- avec un accent sur voilà.
- voilà.