07 avril 2008
Volumes
J'ai reçu une courrier de Monsieur le Directeur de la Poste. Je ne sais quoi lui répondre. Pouvez-vous m'aider ?
Voici ledit courrier :
0180910014900412
M. CARROLL LEWIS ET OF THE LAKE A. 26 ALLÉE DE MARS
LEWISVILLE
Affaire
suivie par
Jean
Objet: Equipement en boite aux lettres normalisées
Monsieur, (1)
Un permis de construire vous a été récemment accordé pour
l'édification d'un pavillon situé à LEWISVILLE
Je vous informe qu'un décret interministériel du 29
juin 1979 fixe les normes réglementaires des boîtes aux lettres équipant toute
construction dont le permis de construire est déposé après cette date.
Je vous précise que ces boites aux lettres normalisées
permettent de recevoir les paquets et grosses lettres, évitant ainsi un déplacement
au bureau d'instances. Leur implantation doit être réalisée en limite de
propriété et en bordure de voie ouverte à la circulation publique.
Par
ailleurs un certain nombre de normes ont été définies. Elles concernent:
les dimensions minimales de
cette boîte aux lettres (260x260x340
m)
la
porte doit être munie d'une serrure agrée et d'une étiquette comportant
l'indication des noms et prénoms des personnes résidant à cette adresse en lettres capitales.
la
face supérieure de cette boîte ne doit pas être à plus de 1,50 m du sol et la
face inférieure à moins de 1,00 m.
Afin
de -signaler votre installation, vous devez me renvoyer au centre de
Distribution Courrier, une demande de raccordement au réseau postal (imprimé nO740
bis ci-joint) au moins 15 jours avant la date prévue de la première desserte.
Je me tiens à votre
disposition pour vous
fournir tous renseignements complémentaires et pour vous aider à réaliser un équipement
de nature à assurer la distribution de votre courrier dans de bonnes conditions.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.
Le Directeur du Centre Courrier
(1) vous noterez que Monsieur le directeur, bien qu'écrivant à deux personnes, s'adresse à Monsieur uniquement.
08 octobre 2007
Fleurs et couronnes
Je viens d'envoyer des fleurs à ma fille ainée (la cousine de l'excellent Pierre) pour des raisons qui nous sont propres. Pour ce fair j'ai utilisé un moyen moderne de télétransportation : l'internet.
Vous connaissez aquarelle.com.
Dès la commande préparée, je reçois un nimel me donnant le lien sur lequel en cliquant, je dois visualiser le bouquet susnommé.
Je clique donc. Et voici l'étonnant résultat :
Tout savoir sur votre commande
Commande envoyée à :
Mlle PERRINE
Votre bouquet ou plante a été pris en photo quelques minutes avant son départ, dans son emballage.
Cette photo vous permet de vérifier que le choix de votre produit a bien été respecté.
A
la différence de la photo du catalogue qui présente des fleurs
ouvertes, nous envoyons des fleurs fraîchement coupées et fermées, pour
que le bouquet s'épanouisse pleinement chez le destinataire.
Je confirme que cette photo ne correspond pas totalement à celle que j'avais choisie.
04 juillet 2007
Curiosité
Une amie vient de m'informer du changement de son adresse électronique :
catherine@neuf.fr
L'étrange est que ce mail vient de l'adresse :
catherine@aol.com
Je ne peux même pas la remercier à sa nouvelle adresse.
C'est maladroit.
26 novembre 2006
Dictionnaire des métiers
Outre le métier officiel que j'exerce assidûment, j'ai récemment occupé les fonctions suivantes :
- déménageur
- baby sitter
- chercheur de champignons
- débrouissailleur
- cuisinier
- amuseur public
- garde-malade
- chauffeur
- jardinier
- femme de ménage
- repasseur
- professeur
- répondeur
- informaticien
Vous comprendrez que j'ai besoin de vacances.
19 novembre 2006
C'est pô juste
On se plaint de mon absence, alors que je squatte les chaînes de tivi à une heure de grande écoute, pendant que le soleil brille au dehors (en Martinique) et que les marmottes se demandent si l'hiver va enfin arriver, et si, à l'instar des tortues, elles doivent enfiler un pyjama à carreaux ou à rayures.
On s'irrite de mes silences alors que j'ai dévoilé publiquement mon amitié pour Franck RIBERY, et par là-même, mon intangible affection pour la Côte d'Opale, par respect amical pour notre loup garou momentanément absent lui-aussi.
On s'étonne de mes rendez-vous manqués alors que j'étale inocemment l'indécence de mes souvenirs scolaires au travers d'une caméra hostile qui me margue continuement de son oeil rouge mais vide, même dans mon sommeil, entrecoupé de rêves étranges, comme celui de la nuit dernière, où ma poissonnière m'offrait un plat à bûche pour me féliciter de ma gloire éphémère.
On s'offusque de mes départs, alors que je lis attentivement des textes à peine écrits, que je me réjouis des mots des autres, que je regrette le repli de Myrtille, probablement partie accompagner Estragon dans un repos bien mérité.
On s'étonne de la platitude de mes critiques, alors que j'ai souri des deux mains au dernier Woody Allen, émerveillé par le ciselage impeccable d'un scénario sur mesure pour un narcissique démesuré, à la cheville duquel je n'arriverai probablement jamais question narcissisme, car question cinéma, je n'ai aucune prétention, pas même celle de comprendre une critique du Nouvel Obs, dont à la page 154 du numéro de cette semaine il est question du patron qui exploite ma fille aînée.
Donc Ségolène est élue.
16 septembre 2006
On ne s'ennuie pas avec les brunes
J'avais récemment
deux brunes pour déjeuner (pas le ptidèj, bande d'obsédé-e-s). Je les
ai réunies pour qu'elles parlent de l'avenir professionnel et éducatif
de Valentine, sachant que je lui prépare son avenir sentimental (1).
Apéritif
: je vaquais en cuisine à la confection d'une sauce aux cèpes (2) quand
j'entendis dans la bouche de Valentine : je me réveille au simulateur
d'homme. Ce membre de phrase fut répété plusieurs fois. Elle vantait
les bienfaits de ce mode de réveil. J'intervins pour dire que mon
réveil d'homme n'était pas simulé. Elle parlaient de simulateur d'aube.
Pfff ! Plus loin il fut question des bienfaits de la sucette dans
la bouche des bébés. Il semblerait, d'après des études récentes que les
bébés privés de succion au stade oral aient plus de difficultés que
les autres à connaître le plaisir à l'âge adulte. Surtout les filles.
Je passe le corps du repas (pâté au foie gras, arrosé d'un Côte de Duras pas piqué des hannetons).
Café : aucun commentaire. Ces brunes sont bien élevées.
Vaisselle
: Je découvre avec stupeur et tremblement qu' il me manque une sous-tasse. Une des amies de Valentine nous avait
rejoints inopinément. Je la soupçonne d'être kleptomane.
(1) STV, j'ai surpris hier soir Valentine attablée devant un plateau pâtes - NCIS. Tu as toutes tes chances.
(2)
Roxane, je les ai cuisinés avec 25 cl de crème fraîche liquide, du
poivre, du sel, de l'ail et du persil, mais la casserole a un peu
attaché.
PS : à Toulouse, le son AU se prononce comme un O ouvert (comme dans POMME)
19 août 2006
Les voisins sont revenus
J'habite
un petit paradis près du centre d'une ville rose que je ne nommerai
pas. Les maisons sont mitoyennes. Les citoyens qui les occupent sont
parfois bruyants, surtout mes voisins du sud. Je sais tout des horaires
des enfants. Anatole est un tyran, jaloux d'Agathe, d'un an et demi sa
cadette.
Ils sont gentils : ils se sont offert deux semaines de
vacances, dont je n'ai profité que partiellement, ayant moi-même
disparu quelques jours à l'ouest, pour profiter des grillades
biquotidiennes offertes gracieusement par des hôtes accueillants bien
que bretons émigrés au Pays Basque.
Ce WE, ils (les voisins, pas les
émigrés) se sont séparés des enfants, probablement confiés à une
grand-mère complaisante. Le calme allait enfin revenir, me disais-je en
mon for intérieur que j'extériorise rarement. Que nenni ! Hier, en fin
d'après-midi, une odeur envahissante de décapant a envahi
subrepticement mon arrière-cour, se mêlant avantageusement à celle des restes de sardines que j'avais la veille dépecées et éviscérées afin d'en décorer une salade au succès garanti. Il avait sans doute entrepris de
rénover le mobilier de jardin, acheté à bas prix dans un Conforama
quelconque. Bref, ça pue depuis hier.
Mais ce n'est pas tout : Elle
a acquis (je ne les crois pas capables de télécharger) le dernier CD de
BENABAR qui passe en boucle depuis hier. C'est bien, BENABAR (1), mais
en boucle, pitié ! Je préfère encore entendre roucouler les pigeons
énamourés qui paradent sur le rebord du toit, tout en lâchant à intervalles
irréguliers des fientes sûrement contaminées sur ma terrasse carrelée.
(1) je vais avoir de nouvelles requêtes : "Benabar nu"
07 juillet 2006
Je suis un grand maniaque
Pour inaugurer cette nouvelle catégorie, quelques mots des carottes.
J'aime
les carottes, qu'il ne faut pas mélanger avec les navets, que j'aime
aussi. Mais leur utilisation est bien différente. Ils se marient bien
dans les pot-au-feu. Les navets, outre leurs qualités
cinématographiques, accompagnent à merveille le canard rôti.
Mais
l'épluchage des carottes apporte de précieux renseignements sur les
phénomènes de mûrissement. Je les épluche à l'économe, depuis que
ma mère m'en a offert un à la Noël dernière (comme Enn, j'adore mettre
en avant ces expressions toutes droites issues de la langue d'oc, qui écorchent les oreilles, et seulement les oreilles des gens du Nord, qui ont dans le coeur le soleil qu'ils n'ont pas dehors). Ce
matin, j'ai donc sorti du bac à légumes un lot de carottes en vrac
achetées en fin de semaine dernière à Champion, dont la carte de fidélité est
de meilleure qualté que celle de Carrefour. Comme j'en faisais la
remarque à une caissière accorte de ce dernier magasin où je suis allé
acheter un cahier de vacances, mais où j'ai craqué pour "Sauver
d'Ispahan" de Jean Claude RUFFIN, celle-ci me dit que les responsables
s'en étaient aperçus et qu'ils avaient changé toutes les cartes, sauf
la mienne.
Mes carottes étaient un peu molles, mais pas toutes. Je
les ai donc classées de la plus molle à la plus dure, afin de terminer
par le travail le moins difficile. J'ai pu observer que la mollesse des
racines commençait à se manifester par le bas (la partie la plus
profondément enfoncée dans la terre de nos ancêtres).