Les colères de Lewis

Colères et autres coups de coeur

24 décembre 2007

La mosquée et le casino

En allant chez Téta pour m'électrocuterje suis passé devant le chantier de la mosquée de Toulouse. Au retour (toujours vivant, malgré deux tentatives d'électrocution devant témoin), je tombe sur ceci, qui est toujours d'actualité.

Joyeux noêl à tous et à toutes.

Posté par lewis_carroll à 18:43 - colères - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 décembre 2007

Voix d'outre-tombe

L'enfant premier est au collège. En 6ème, pour être précis, et je le suis toujours.
Parfois il est malade.
Parfois le téléphone sonne. Le collège appelle pour demander de venir le sauver des griffes caudines de nausées aventureuses.
J'entends étonné : "Ici André Malraux".
Puis une voix en général féminine, et pas du tout chevrotante me parle de l'enfant malade.
Je suis déçu.

Posté par lewis_carroll à 17:14 - petits riens ? - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 décembre 2007

Il est vraiment phénoménal !

Bravo à notre président !
Il a trouvé LA recette qui va permettre de renflouer durablement les finances de l'Etat Français :
Prendre aux vieux pour donner aux riches.
Il a raison : il y aura de plus en plus de vieux (qui va payer leurs retraites ?). Prenons leur donc l'argent de la redevance TV pour financer la loi TEPA (petit nom de la loi dite du "paquet fiscal").

Posté par lewis_carroll à 17:25 - colères - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 novembre 2007

Faits et délits, acte 4

Le jeune auteur talentueux ne savait pas qu’il allait modifier profondément le déroulement du procès.

       

- Racontez à la cour ce que vous avez vu le 26 octobre 2003 !

- J’étais en voyage semi-professionnel à Toulouse pour assister à une conférence organisée par les Pompiers du Grand Sud-Ouest, au cours de laquelle devait intervenir une de mes amies, Mademoiselle Airam.

- Pourquoi semi-professionnelle ?

- Parce que je suis Pompier semi-bénévole.

- Explicitez !

- Objection votre honneur rugit l’avocat d’Eugène, ceci n’a rien à voir avec les faits.

- Objection rejetée. Poursuivez, Monsieur Vergson !

- J’assure la sécurité dans une banlieue huppée de Saint-Cloud à temps partiel et semi-rémunéré. Le 23 octobre 2003, je vis vers 16 h 30, Eugène, que je connaissais de longue date depuis que je l’avais surpris alors qu’il faisait le zouave dans les bras alanguis de ma sœur. Il buvait un café avec la dénommée Airam, Enn, que je ne connaissais pas encore. Soudain, le ciel se voila. L’air se rafraîchit. Une goutte de pluie tomba. Une sirène hurla. Eugène prit peur. Il se leva. Il courut vers un abribus qui montrait la publicité Aubade n° 43 (leçon n°43 : le faire souffrir ingénument). Il urina. Il mouilla ses Paraboots. Il jura (putaing, quelle connerie la guerre !). Enn se redressa, affolée. Je la rassurai. Elle se rassit.


(à suivre)

Posté par lewis_carroll à 11:44 - Le feuilleton - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 novembre 2007

Samedi soir sur la terre

Il a des soirs où tout va.

Nous partîmes donc samedi vers 18 heures, rejoindre la foule des affamés de consommation prénoélienne dans un centre commercial excentré de banlieue.
Notre mission était double :
a) Madame devait trouver un cadeau d'anniversaire en forme de BD pour un collègue (*) de l'enfant premier.
b) Je devais remplir le caddie avec mission d'écouler deux bons d'achat. L'un de 50 cts pour 6 € d'achat de fromage et le second de 5 € pour 60 € d'achat.
Nous étions convenus de nous retrouver "par là" dans environ 42 minutes.
Je devais en outre acheter deux cafetières.
J'errais donc dans les rayons à la recherche des cafetières à piston. Un employé modèle, occupé à vendre des machines à laver m'indiqua le rayon, situé après les bougies parfumées, mais avant l'eau de javel.
A l'étal des fromages, mon choix s'arrêta sur un cantal entre-deux, un reblochon laitier.
And so on.
Arrivé à la caisse, je choisis un étudiant aux favoris prononcés mais souriant. Le téléphone sonne : Elle me demande à quelle caisse je suis. Caisse 18, dit l'accort étudiant après avoir appelé le chef. Et on dit que le sens du service se perd.
Il totalise. Nullement inquiet, car j'avais compté large, j'ouïs néanmoins : 60 euro et 6 centimes. Le caissier avenant trouve mon sourire idiot quand je lui tends fièrement mes bons d'achat.
Trente secondes après, Madame arrive.
Il y a des soirs où tout va.

Et ce soir-là, j'ai commencé Le Soleil des Scorta.

* Il faudrait faire un dictionnaire des synonymes de collègue, adapté aux différentes étapes de la vie et aux diverses situations que l'on rencontre dans la vie courante ou statique. Mais Myrtille gagnerait, alors...

Posté par lewis_carroll à 11:28 - carnet orange - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 novembre 2007

Faits et délits, acte 3

- Madame Airam, pouvez-vous nous en dire plus ?

- Appelez-moi mademoiselle votre Honneur !

- Mademoiselle Airam, pouvez-vous nous en dire plus ?

- Plus.

- Mademoiselle Airam, je saisis le juge Boulard pour qu’il vous mette en examen sous le chef d’inculpation d’outrage à magistrat.

- Votre Honneur, je ne veux pas être sous le chef.

- Vous serez où il vous dira d’être. En vertu de votre refus de coopérer avec la justice de votre pays, je vous demande de quitter la salle d’audience.

- Au revoir votre Honneur.

 C’est ainsi que le premier témoin fut éconduit, alors qu’il possédait des informations capitales qui auraient pu éclairer la cour. Mais le juge n’en était pas moins homme. Il appela donc le témoin suivant.

- Témoin suivant.

- Témoin Vergson, vos nom, prénom et qualité.

- Tévé, Esse, écrivain

- Vous prédendez vous appeler Tévé, alors que je lis sur votre déposition Vergson.

- Oui chef, j’ai changé de nom à mon corps défendant quand Eugène m’a avoué que ma prose ne faisait rire que les blondes.

- Ne m’appelez pas chef !

- Oui chef.

 

(à suivre)

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23 octobre 2007

Faits et délits, acte 2

- Monsieur Eugène Mirepoix, au terme d’une instruction menée par le juge Albert Boulard, vous êtes accusé des faits suivants :
domiLe 26 octobre 2003, alors que vous étiez en compagnie d’Adèle Escartefigue, à la terrasse d’un café de la place de la Trinité, vous avez fait un croc en jambe au jeune Mohamed Ben Khassoul, membre assermenté de la police municipale alors qu’il poursuivait une jeune fille du nom de Paulette Lanchois, ébéniste, domiciliée 36 rue de Verdun, à Grenade. L’instruction a établi que vous étiez en relation avec la jeune fille, avec qui vous aviez peu avant les faits une relation adultère.

Le 13 novembre de la même année, vous avez été vu avec Bayrou François, demeurant à Pau, 25 rue de Maréchal Lyautey. En compagnie de celui-ci, vous chantiez à tue-tête sur les remparts de Saint Malo, je cite « Les aristocrates à la lanterne ». A 3 heures du matin, cela constitue un tapage nocturne caractérisé.

Vous pouvez vous asseoir.

Huissier, faites entrer le premier témoin

Témoin Ennairam, vos noms prénoms et qualité.

- Airam, Enn, née à Nérac, le 2 février, jeune, jolie, intelligente, drôle.

- Ne vous moquez pas de moi. Quelle est votre profession ?

- Instructrice des futures masses laborieuses.

- Que faisiez-vous le 26 octobre 2003 ?

- Je chinais, votre honneur, une encre sympathique.

- Où chiniez-vous ?

- Place de la Trinité votre honneur.

- Cessez de m’appeler mon honneur ! Qu’avez-vous vu ?

- J’ai vu tomber le commandant Ben Khassoul.

- Connaissiez-vous le policier ?

- Oui votre honneur, je l’avais rencontré à une sauterie, donnée en l’honneur de son aïeul, génial cuisinier


(à suivre)

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22 octobre 2007

Un peu tard

C'est officiel, Bernard LAPORTE est en période d'essai.

Posté par lewis_carroll à 10:04 - petits riens ? - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 octobre 2007

Faits et délits

- Faites entrer l’accusé !

Ma connaissance de la chose judiciaire se résume à quelques passages devant des JAF et une audience de la 4ème chambre correctionnelle. Tout ce que je pourrai raconter ne sera donc qu’imagination. Toute ressemblance avec des personnages vivants ou morts ne serait que pure coïncidence
.

Entre dans le prétoire Eugène Mirepoix, entouré de deux gendarmes en uniforme bleu marine, coiffés de képis seyants. Mirepoix a l’œil grave. Il pense sans doute à la haine ringarde qu’il pourrait lire s’il les regardait, dans les yeux apeurés des familles des victimes présumées : une femme d’âge mûr, aux traits impavides et un homme svelte, d’une quarantaine d’années.

      - Quels sont vos noms prénoms, âge et qualité ?
- 
Mirepoix Eugène, 56 ans, musicien.
- 
Monsieur Mirepoix, voici la lecture de l’acte d’accusation. Veuillez vous lever.
- 
Je suis déjà debout, Monsieur le Juge.
- 
Taisez-vous, ou j’ajoute l’outrage à magistrat.

 Suit la lecture édifiante d’une série de faits censément commis par Eugène.

On note ici une discret changement de ton dans la narration : l’auteur passe du Mirepoix au « Eugène », comme s’il voulait faire passer un courant de sympathie entre le lecteur attendri et l’individu.

(à suivre)

Posté par lewis_carroll à 12:15 - Le feuilleton - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 octobre 2007

Auto promotion

Bientôt sur votre écran : les dessous du procès de Eugène Mirepoix, feuilleton en dix épisodes et un envoi.
En voici un avant-goût :

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Posté par lewis_carroll à 11:43 - Le feuilleton - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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